Le tuning est un monde difficile à chiffrer, tant le côté artisanal de la chose reste important. Par ailleurs, mise à part la fédération française de tuning, il n'existe pas vraiment d'organisme ou d'institution qui englobe la gestion de cette activité. Le nombre d'adeptes est d'autant plus difficile à estimer que l'on distingue différentes sections : les professionnels, les amateurs qui font partie d'un club et se rendent sur les meetings, les solitaires qui « tunent » leur véhicule sans forcément partager leur passion avec les autres. On peut dire toutefois que l'intérêt pour cette activité est grandissant. En effet, le Paris Tuning Show accueillait 70 000 visiteurs en 2000. Six ans plus tard, ce chiffre a plus que doublé : le salon 2006 a fermé ses portes après avoir reçu 162 107 fans en une semaine.
Certains estiment qu'en France, cette activité dégage 200 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Les modifications apportées à la carrosserie représentent 16 % du marché, soit 32 millions d'euros. Le châssis et les amortissements sont moins touchés (7 % du marché). Les deux postes les plus régulièrement "tunés" sont les jantes et pneumatiques (32 % du marché) et l'aménagement intérieur (volant, siège, système audio...) qui représente 30 % de l'ensemble. Si cela vous paraît énorme, ce n'est rien en comparaison de l'Allemagne et son marché de 4,4 milliards d'euros.




